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Le goût de M

Le Monde

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Jan 7, 2021

#27 Camille Cottin 

Camille Cottin est la nouvelle invitée du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. La comédienne, qui fait la voix de 22 dans le nouveau film de Pixar Soul (Disney +) et sera prochainement à l'affiche de Stillwater de Tom McCarthy aux côtés de Matt Damon, a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


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Camille Cottin évoque son enfance à Paris, entre un père peintre soixante-huitard et une mère affranchie, éternelle amoureuse, qui refera sa vie avec un analyste financier avant de s'installer dans les Pouilles en Italie avec son dernier compagnon, comme un grand terrain de jeu. « Je n'étais pas totalement dans la réalité », résume celle qui se passionne alors pour Grease ou Chantons sous la pluie. C'est au théâtre plus qu'au cinéma qu'elle fera ses débuts de comédienne – « le rapport à la caméra, c'est quelque chose qui a été difficile » – avant de se faire connaître d'un plus large public avec la pastille « Connasse », diffusée sur Canal +. « Je ne me rendais pas compte qu'on allait m'appeler Connasse peut-être jusqu'à la fin de ma vie. »



Admiratrice de Louis de Funès, l'ancienne enfant turbulente qui confesse avoir un souci avec l'autorité s'épanouit désormais dans les rôles anticonformistes, comme l'agente artistique Andrea Martel de la série Dix pour cent, que sa « virilité rend sexy ». « L'expression de la puissance féminine me plaît », jure l'actrice qui cite King Kong Théorie de Virginie Despentes et Sorcières de Mona Chollet comme deux de ses livres de référence. Un féminisme qu'elle intellectualise aujourd'hui mais qu'elle retrouve déjà en filigrane dans certains goûts affichés plus jeune, comme ce coup de foudre développé au cinéma pour Bagdad Café. Un film, explique-t-elle, qui développait déjà une réflexion intersectionnelle.




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Dec 24, 2020

#26 Nicolas Maury 

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Nicolas Maury est le nouvel invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », en attendant la ressortie de son premier film comme réalisateur « Garçon chiffon ». L'acteur et cinéaste a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


Nicolas Maury évoque son enfance à Saint-Yiriex-la-Perche, en Haute-Vienne entre un père, adolescent attardé, avec qui il regardait des westerns à la télé et une mère aimante et douce qui, enfant, faisait l'école à des chats les installant sur des chaises face à un tableau noir. Un amour des félins qu'elle a transmis à son fils qui partage son appartement avec Guguss.


Très jeune, il a l'envie d'être acteur, avec le « désir d'être regardé, révélé ». Impressionné par Vanessa Paradis ou Macaulay Culkin, « des enfants un peu plus grands aux destins exceptionnels ». Son travail de comédien, ce passionné de Proust, Colette ou Duras le vit d'abord dans un rapport très fort au texte. « Quand je joue je ne joue pas un personnage, je joue la personne qui l'a écrit. »


L'acteur a le goût des pirates, des vampires, des légumes farcis. Parle de manque, de désir, de rêves projetés, de sa deuxième nature pleine de trop. De l'idée d'être la poupée de soi-même. Dessiné par d'autres tout en se dévoilant soi-même. Il aime ainsi se réapproprier des vêtements dans lesquels au départ il ne se reconnaît pas. Aller par amour vers des choses qui ne l'attiraient pas. Pour celui qui aime rêver grand et déjouer la fatalité, « la noblesse d'une personne, c'est cette souplesse-là. »


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.


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Dec 10, 2020

#25 Géraldine Nakache 

Géraldine Nakache est la nouvelle invitée du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». La réalisatrice et comédienne, apparue récemment dans la série «La Flamme» sur Canal+, a répondu depuis son appartement du Marais, à Paris, aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.



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Géraldine Nakache évoque son enfance à Puteaux,avec en toile de fond la radio et la télé. « C'était notre fenêtre ouverte sur le monde. » 

De ce cocon familial, fidèle à la tradition du shabbat, elle retient également une « certaine façon de voir la vie en biais », l'humour comme « forme de politesse », le goût de la nourriture partagée, les heures passées à chanter et danser dans sa chambre sur Lio ou Mylène Farmer et les rires de son grand frère devant les vidéos enregistrées chez un voisin de l'émission des Nuls alors qu'elle est déjà couchée. « Le décodeur Canal+, c'était le sésame. »



Admiratrice du cinéma de Jacques Demy, de la BD Maus, des autobiographies de la chanteuse Patti Smith, de l'élégance Marina Foïs et de Pierre Lescure ou du travail du photographe Richard Avedon, Géraldine Nakache assume désormais également sa passion pour Céline Dion et la coriandre. Ainsi que son intérêt pour la mode, elle qui, plus jeune, était fière de pouvoir s'acheter son premier Burberry et s'amuser à refaire discrètement la garde-robe de ses petits amis. 



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Nov 26, 2020

#24 Joann Sfar 

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Joann Sfar est le nouvel invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », à l'occasion de la sortie de son album « La Chanson de Renart » et de son film « Petit Vampire ». Le dessinateur et cinéaste a répondu depuis la librairie Gallimard, boulevard Raspail à Paris, aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Un lieu symbolique pour celui qui a « fait ses humanités » à la Sorbonne à Nice, une librairie tenue par le père d'un de ses amis, et qui se dit « armé contre les extrêmes parce qu'étudiant, je les ai lus avec passion ».


Marqué très jeune par la mort de sa mère, Joann Sfar raconte avoir vécu « l'enfance la plus heureuse du monde », lui qui aimait pourtant laisser couler ses larmes : « Je me mettais derrière un miroir, je disais “Oh le pauvre petit orphelin et je me faisais pleurer” », explique-t-il. Il se rappelle sa grand-mère mangeant du crabe en cachette (« C'est forcément casher parce que c'est bon ») ; son père avocat devenu notable, séducteur macho, marrant et dur, qui « d'un coup a dû s'inventer une âme maternelle » ; son grand-père, rescapé de la Shoah, aux « 300 milliards de maîtresses », dont une mère et sa fille allemandes, qui lui expliquait : « L'antisémitisme s'arrête aux portes des chambres d'hôtel. » Une galerie de personnages haut en couleurs qui nourrissent ses œuvres habitées par la question de ce que l'on « peut faire avec le vide ». Ses drôles de monstres qu'il laisse aller dans le réel. « J'ai besoin de fonder mon imaginaire sur un terroir. »


La littérature et le cinéma sont deux autres sources importantes d'inspiration pour le dessinateur qui a eu sa « première relation sexuelle devant Rambo 3 » et qui sorti de l'adolescence a adoré Sylvester Stallone, Jackie Chan ou Chuck Norris. « En faisant des BD, j'avais l'impression d'être spectateur de cinéma », glisse celui qui, enfant, se plaisait à dessiner des singes et des chevaux. Il cite pour compagnon Chagall et William Steig, les livres d'Alexandre Dumas, Frédéric Dard ou Arthur Conan Doyle ou encore Hugo Pratt à qui il voue une profonde admiration. Récemment, il se dit particulièrement marqué par le film « Une fille facile » de Rebecca Zlotowski.


Passionné de philosophie, il défend une fiction empreinte de chaleur, de gourmandise, de passion, à l'image des films de Fellini. Cinéma populaire de son enfance. Et loue notre façon de nous nourrir, de boire, notre rapport à la sensualité, forte de sa liberté : « On ne se rend pas compte à quel point les Français sont hautement éduqués pour ce qui touche à l'art de vivre, confie-t-il. Pour moi, c'est un apprentissage de la délicatesse. » Une approche de la vie qui le porte davantage du côté de François Hollande, ce « personnage à la Sempé qui a une conscience aiguë des limites du pouvoir politique en France », plutôt que d'Emmanuel Macron. « Les gens qui le haïssent le plus, ce sont les monarchistes, ce qui imaginent qu'il a vraiment le pouvoir. » Si Joann Sfar a retenu quelque chose du judaïsme, c'est la défiance des idolâtries.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment...  


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Nov 12, 2020

#23 Jane Birkin 

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Jane Birkin est la nouvelle invitée du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », à l'occasion de la sortie prochaine de son album « Oh ! Pardon, tu dormais… », réalisé avec Etienne Daho. La chanteuse a répondu depuis son appartement du VIe arrondissement à Paris aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Jane Birkin y revient sur son enfance entre un père issu de la grande bourgeoisie, officier navigateur, héros de la résistance, et une mère, comédienne excentrique. Elle évoque la maison familiale sur l'Ile de Wight, sa fascination pour son frère rebelle. Ses parents et une professeure l'année du bac l'initient à la littérature, au théâtre, au cinéma. Elle se souvient de sa lecture des nouvelles d'Antonia Fraser, de sa découverte de « West Side Story » ou d'un concert mené par le chef d'orchestre Leonard Bernstein, à qui elle demanda un autographe. Une série de rencontres et de hasard la mènent à auditionner pour les planches et pour le cinéma, « Blow Up» d'Antonioni, notamment. « On m'a prise au cinéma parce que j'étais mignonne », s'amuse-t-elle. Elle rencontre son premier mari John Barry, en tournant une comédie musicale, puis Serge Gainsbourg sur le plateau de « Slogan ». Deux hommes qui ont façonné ses goûts. Elle assume son sens très personnel du style, piochant allègrement dans le vestiaire homme. Et son inclination pour les objets usés et humoristiques, dont elle aime s'entourer. Notamment ceux qui représentent des animaux – elle dresse au passage l'éloge de son chien Dolly qui l'a « portée pendant qu'elle était malade » et pendant le confinement. Elle reconnaît sa dette à l'anticonformisme britannique et célèbre la cuisine simple et croustillante qui fait plaisir aux enfants. Pour finir, elle encense le bonheur qu'il y a à se sentir libre et évoque le charme des choses que l'on quitte. Femme de regrets qui se plaît à égayer les autres.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.


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Oct 29, 2020

#22 Lola Lafon 

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Lola Lafon est la nouvelle invitée du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », à l'occasion de la sortie de son roman « Chavirer », qui vient de recevoir le prix Landerneau des lecteurs 2020. L'autrice a répondu depuis son appartement du XVIIIe arrondissement à Paris aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Lola Lafon y revient sur les différentes résidences qui ont marqué son enfance entre la Roumanie, où ses parents ont émigré peu après sa naissance en 1974, et la France où la famille avait encore des attaches, dans les Landes notamment. Elle évoque son père, professeur de littérature brillant et accessible, spécialiste du XVIIIe siècle, qui adorait courir, le judo et cuisiner avec elle. Et sa mère, d'origine bielorusse et polonaise, passionnée de littérature également. Lola Lafon se souvient des débats très animés à la maison, sur tous les sujets, de la désillusion de ses parents face au communisme mais des rapports formidables entretenus avec les étudiants, de la méfiance de l'ambassade de France pour cette famille à part. Elle garde en mémoire des images fortes, des odeurs, la langue. C'est là qu'elle se prend de passion pour la rigidité de la danse classique après avoir vu « Un Américain à Paris » dans une salle de Bucarest. A la consternation de ses parents, plus sensibles aux mots qu'au langage des corps.


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Oct 15, 2020

#21 Woodkid 

Woodkid, Yoann Lemoine de son vrai nom, 37 ans, est le nouvel invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », à l'occasion de la sortie de son nouvel album « S16 ». Le compositeur et interprète a répondu depuis son appartement du XVIIIe arrondissement à Paris aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Woodkid y évoque son enfance à Pommiers, dans le Beaujolais, entre un père, qui travaille dans la pub, cinéphile, et une mère au foyer, amatrice de Barbara et obsédée par une interprétation du « Stabat Mater » de Vivaldi par James Bowman. Il se remémore l'émission « Culture Pub », les films loués dans un vidéoclub (« Splash », « 2001, l'Odyssée de l'espace »), un voyage en Pologne, d'où était originaire sa mère, au tout début des années 1990 et les plats que prenait le temps de cuisiner sa grand-mère. Passionné par le dessin, il entretient une relation d'amour-haine avec la musique qu'il étudie au conservatoire (flûte à bec) puis dans des cours privés (le piano). Adolescent, il a un Mac chez lui dont il se sert pour créer des images, à l'aide de photoshop notamment. Il fera des études d'art graphiques à Lyon, puis sera employé par une société de jeux vidéo à modéliser des décors en 3D en liaison avec le studio de Luc Besson EuropaCorp. Entre-temps, le jeu « Final Fantasy VII », sorti en 1997, et internet ont nourri son imaginaire érotique et la découverte de son homosexualité, qui s'épanouira dans les clubs gays et les saunas. La sensation d'être enfermé dans le salariat le pousse à évoluer. Il réalise des clips pour Yelle, Moby, Katy Perry, Rihanna ou Lana Del Rey et accède à une première forme de célébrité. En 2011 sort son premier titre, « Iron », suivi deux ans plus tard de l'album « The Golden Age ». Woodkid revient sur les grandes thématiques qui habitent son travail : le rapport à l'enfance, l'ombre et la lumière, la vulnérabilité, les utopies et dystopies que génèrent les grandes forces qui dominent le monde. Il raconte son ressenti d'être un transfuge de classe qui a déjà traversé cinquante vies, parle de son esprit scientifique et de sa capacité à mettre en doute et questionner en permanence ses goûts et ses acquis. Son admiration va aux passionnés qui bousculent sa vision de la beauté comme Lars Von Trier au cinéma ou Demna Gvasalia (Balenciaga) dans la mode. Il confie que l'idée du moche l'intéresse de plus en plus. Explicite son rapport à la beauté, à son corps, aux objets. Fan de design, il possède chez lui du mobilier imaginé par Gino Sarfatti, Ettore Sottsass et George Nelson et une grande cuisine centrale à partir de laquelle il organise des dîners, en amateur des plaisirs de la table. Un goût qu'il aime à partager avec ses proches.


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Oct 1, 2020

#20 Camille Laurens 

Camille Laurens est la nouvelle invitée du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », à l'occasion de la sortie de son nouveau roman « Fille ». L'autrice a répondu depuis son appartement du XXe arrondissement à Paris aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Camille Laurens y évoque son enfance à Dijon, son père protestant, scientifique féru de musique classique et d'humour ; sa mère, femme au foyer d'abord, puis secrétaire, volontiers autonome vis-à-vis de son mari. Une vie de famille pas tout à fait comme les autres, chacun des parents ayant une liaison officielle. Elle décrit dès l'âge de 4 ans son goût de la lecture, beaucoup de littérature jeunesse puis, adolescente, des auteurs plus adultes comme Albert Camus ou Françoise Sagan. Marguerite Duras, Roland Barthes, Marcel Proust et Annie Ernaux forment aujourd'hui le panthéon personnel de sa bibliothèque à laquelle elle est très attachée. Cette passion de la littérature la mène en classe prépa à Paris, puis à se lancer dans l'enseignement en Normandie d'abord, puis au Maroc. Les plus belles années de sa vie, dit-elle. C'est là qu'elle commence à être publiée, influencée par les polars qu'elle dévore à longueur de journée, le mouvement Oulipo et le formalisme du nouveau roman avant de basculer vers l'autofiction à la mort de son fils Philippe, quelques heures après sa naissance. Elle parle de son rapport à l'écriture. Et de son histoire avec le féminisme des années 1960 à aujourd'hui avec le mouvement Me Too. Camille Laurens revient pour finir sur son expérience de juré, elle qui remplace Virginie Despentes au Goncourt, et défend le goût comme l'espace d'expression d'une subjectivité.


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Jun 25, 2020

#19 Benjamin Biolay 

Benjamin Biolay est le nouvel invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », à l'occasion de la sortie de son nouvel album « Grand Prix ». Le chanteur a répondu depuis son appartement du VIe arrondissement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Benjamin Biolay y évoque son enfance à Villefranche-sur-Saône, l'odeur des merguez aux abords du stade de foot et celle des gitanes filtre qu'il achetait pour sa mère ; son départ pour Lyon et ses années au conservatoire. Il décrit la passion de son père pour la musique romantique allemande ; ses premières compositions à l'âge de 14/15 ans ; son amour alors de la pop anglaise des Beatles à The Smiths. Et revient sur sa rencontre décisive avec Hubert Mounier, le chanteur de L'Affaire Louis' Trio. Il dit son admiration pour les crooners de Sinatra à Jim Morrison, son amour pour Marilyn Monroe ou l'écrivain Scott Fitzgerald. Aborde son rapport à l'Amérique, sa fascination pour les premiers romans de Bret Easton Ellis ou les disques des Strokes ; son statut de chanteur, sa relation à la nuit et pourquoi il a décidé de maintenir la sortie de son premier single en plein confinement. Enfin, se proclamant imperméable au goût des autres, il chante les louanges de Frank Ocean et de Chet Baker, « l'esthète absolu» et dénonce l'obscénité d'une partie de la politique menée par le gouvernement.


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Jun 11, 2020

#18 Jean Touitou 

Jean Touitou est le nouvel invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». Le fondateur de la marque A.P.C. a répondu depuis son appartement du VIIe arrondissement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Jean Touitou y évoque son enfance en Tunisie, son goût de la musique, de la lumière ; son départ pour la France alors que commence la décolonisation ; sa découverte du design sous influence d'un père qui travaille dans le cuir. Dans les années soixante, il se passionne pour Bob Dylan, Samuel Beckett, Guy Debord, se lie avec André, le fils de l'éditeur Jérôme Lindon, et intègre l'Organisation communiste internationaliste. La décennie suivante, il abandonne la révolution par « lassitude », voyage puis intègre Kenzo avant de fonder quelques années plus tard A.P.C. Il décrit l'ambition qu'il avait pour la mode, son rejet de l'esthétique des années 1980 et son acceptation progressive de la laideur. Il décrypte pour finir le goût de l'époque – la célébrité, l'emballage, le marketing – , constate l'absence d'approche radicale et aborde, le temps d'une anecdote savoureuse, son amitié avec le rappeur Kanye West.


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