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La Saga de la Bible

RCF

20 episodes

Jul 14, 2020

Salomon le bâtisseur 2/3 

Jul 8, 2020

Genèse: pourquoi cet interdit autour de l'arbre de la connaissance du bien et du mal? 

"Tous les deux, l’homme et sa femme, étaient nus, et ils n’en éprouvaient aucune honte l’un devant l’autre", dit le tout dernier verset du chapitre 2 de la Genèse.* Un chapitre où est décrit le jardin d'Éden et où une parfaite harmonie semble régner entre les êtres vivants. Et surtout, on remarque qu'entre l'homme et la femme il n'y a aucune honte. Ce qui va changer dans le chapitre suivant. Explications de Nicole Fabre.   où il est question de la confiance entre L'homme et la femme Comme le rappelle la bibliste, les auteurs du livre de la Genèse sont "des gens qui comme vous et moi", qui probablement ont connu la vie de couple et, on l'imagine, ses difficultés. Ce sont "des gens qui partent de leur réalité qui est la nôtre et qui essaient à la lumière de la révélation de Dieu, de poser ce qui est au cœur de l'humanité". Ce que les auteurs de la Genèse décrivent, ce n'est pas tant une harmonie parfaite entre l'homme et la femme, ce qui pourrait laisser croire que l'homme et la femme n'éprouvent aucun sentiment négatif : ce dont ils parlent, c'est d'un homme et d'une femme qui se savent faibles, mais qui n'ont pas peur de montrer leurs fragilités à l'autre. Ils nous parlent donc de la confiance et de l'amour. "Et c'est une finesse de vision de découvrir que peut-être, ce qui va être terrifiant, c'est à partir du moment où on refuse sa fragilité, sa vulnérabilité", ajoute Nicole Fabre.    quand le serpent déforme la parole de Dieu "Le serpent a toujours intrigué parce que c'est le seul animal terrestre qui n'a pas de pattes." Dans toutes les religions, la figure du serpent a été soit divinisée soit diabolisée. Ici, dans le livre de la Genèse, il symbolise le mal. Il commence par interpréter la parole de Dieu en la déformant. Là où Dieu a dit "vous pouvez manger de tous les arbres sauf un", le serpent tord cette parole. Et dit : «Alors, Dieu vous a vraiment dit : "Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin" ? » (Gn 3, 1)* Dieu n'a pas employé "ne... pas", contrairement à ce que dit le serpent. Cela peut être vu comme un détail mais combien de fois n'essayons-nous pas de nous arranger avec la parole de Dieu ? Il y a là une interpellation à toujours rechercher une plus grande justesse dans l'interprétation des textes.   le savoir ou la vie : qu'est-ce qui est au centre ? "L’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas", peut-on lire au chapitre 2. Dans le jardin d'Éden il y a un arbe de vie et un arbre dit de la connaissance du bien et du mal. Lequel met-on au centre ? "Si on met la connaissance au cœur de notre vie, dit la bibliste, - la connaissance financière, le savoir technique, le savoir médical - on est perdus, et on le voit concrètement."  En effet, placer le savoir au centre de notre existence, cela crée immanquablement des inégalités, des séparations entre ceux qui savent ceux qui ne savent pas. En revanche, "si on met la vie au centre, on est tous en droit de parler avec autant de poids et de dignité". Et c'est cela que les Anciens ont voulu dire. "Il me semble que les Anciens ont eu une réflexion d'une finesse extraordinaire !"   * Source : AELF   Émission enregistrée en décembre 2011

Jul 7, 2020

La Genèse, quand l'homme est mis au service de la création 

"Le grand tort des effets du christianisme a été de mettre l'homme seul au centre de la création. Or, ces textes ne mettent jamais l'homme seul au centre. Jamais"   L'homme modelé avec de la terre "Alors le Seigneur Dieu modela l’homme avec la poussière tirée du sol ; il insuffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant." (Gn 2, 4-7)* Au chapitre 2 de la Genèse, Dieu ne crée pas par sa parole (comme au chapitre 1) mais il modèle l'homme avec de la terre, un peu comme un potier. Ce texte de toute beauté exprime à la fois la fragilité extrême de l'être humain mais aussi sa grandeur. L'humain est en effet porteur de quelque chose qui ne lui appartient pas : "le souffle même de la vie", explique Nicole Fabre. Ainsi, la Genèse apporte-t-elle une vision de l'homme comme un être éminemment spirituel, qui ne peut vivre sans Dieu.   Le travail de l'homme : au service de la création Dès le départ c'est aussi à l'homme de mettre en œuvre la création. Contrairement à ce que l'on pense souvent, le travail n'est pas le fruit de la chute, la conséquence de la faute. L'homme a pour mission de "garder" la création, terme que l'on peut comprendre comme "être au service de", selon la bibliste. L'homme est donc là pour valoriser ce qui n'est pas lui, entrer dans une relation d'alliance avec la création. Nicole Fabre se montre très claire : "Le grand tort des effets du christianisme a été de mettre l'homme seul au centre de la création. Or, ces textes ne mettent jamais l'homme seul au centre. Jamais."   *Source: AELF   Émission enregistrée en décembre 2011

Jul 6, 2020

La Genèse ou l'histoire de la création du monde 

Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l’abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux. Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut. Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres. Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ». Il y eut un soir, il y eut un matin : premier jour. (Gn 1, 1-5)   La Genèse, le commencement du monde Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la Genèse - un mot qui signifie "commencement" - n'a pas été écrite avant les autres textes de la Bible. Il aurait même été rédigé relativement tardivement par rapport aux autres textes. Et pourtant, il est situé au tout début de l'Ancien Testament.   À l'époque de sa rédaction, on ne se soucie pas de dire comment le monde a été créé mais de donner un sens à la vie humaine   Une confession de foi Ce texte a été écrit au moment de l'exil, une période particulièrement douloureuse pour le peuple hébreu. Or, en ces temps difficiles, parler d'un Dieu créateur, c'est évoquer un Dieu capable de faire surgir la vie là où est le chaos. Ce pourquoi, "c'est une confession de foi extraordinaire", explique Nicole Fabre.   Le mythe de la Genèse En Occident, la première chose que l'on pense en général d'un mythe c'est qu'il est faux et qu'il n'a aucun rapport avec la réalité. Or, "un mythe est quelque chose qui rejoint une réalité qui est de tout temps", précise la bibliste. "Le mythe de la Genèse ressaisi quelque chose des racines mêmes de l'humanité." À l'époque de sa rédaction, on ne se soucie pas de dire comment le monde a été créé mais de donner un sens à la vie humaine. Vers quoi orienter notre vie ? Quelle est sa finalité ? On trouve un écho de la Genèse dans le Livre de l'Apocalypse.     Émission enregistrée en décembre 2011

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